Parapente Passion 06


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2020

Rando-vols



Les sorties "Marche et vole" en 2020 ....



16.01.2020 - Baou de la Gaude

Avec du Sud-Est et le site de Roquebrune qui connait une restriction horaire pour cause de travaux par héliportage, j'hésite entre Gourdon et le Baou de la Gaude. Gourdon c'est avec la Delta 3 que j'irai voler et le Baou de la Gaude c'est avec l'U3 avec en prime de la marche. Ayant trop perdu de condition physique, forcément c'est le Baou de la Gaude que j'élis et je ne prendrai pas le chemin le plus court pour atteindre le décollage du Baou afin de travailler mon fond. Comme presque à chaque fois maintenant, le départ de la rando se fait à partir de la route de la Baronne au niveau de la ZAC de Saint-Estève et l'atterrissage sur la rive est du Var. Il est 10h40 quand j'attaque mes premiers pas et en une demi-heure j'atteins le village de Gattières. Je note que j'ai fait des progrès dans l'effort et son maintien en ne posant pratiquement plus et ce sera ainsi jusqu'au Baou. Le fait de reprendre sérieusement la marche avec régularité améliore ma condition physique et j'en suis le plus heureux. Quand j'arrive au décollage (800m d'alt.), celui-ci semble être animé d'une brise légèrement travers gauche ce qui ne devrait pas être très gênant mais je suis étonné parce le flux d'air annoncé était plutôt du Sud-Est. Je me reprends à trois fois pour monter l'aile et quasi chaque fois l'aile se mettait en Nord-Est. Dans ces conditions-là je ne suis pas trop chaud à décoller aussi rapidement et me dis que j'ai du temps devant moi donc je peux attendre que la brise change de sens avec le soleil. Je ramasse quelques brindilles d'herbes pour vérifier une nouvelle fois le sens de la brise et là encore, les brindilles partent en Sud-Ouest ce qui confirme le Nord-Est. Mais mon impatience me gagne et finalement, je fais fis de ce travers gauche en me disant que ça décolle quand même et que je ferai avec une fois en l'air. Restera le problème du posé et son sens, que rien ne m'empêchera de poser en Nord si besoin mais que d'ici à là-bas, il sera toujours temps de corriger ce qui est à corriger pour poser sans problème. En volant, je sens bien que la masse d'air à tendance à me faire dériver légèrement vers le Sud et je me dis que le posé est à prévoir de Sud en Nord mais je verrai bien au fil de mon avancée et de mon approche au terrain. En attendant, je contemple le paysage qui s'offre à moi, en haut à environ 500 à 600m de hauteur. Je ne me lasse pas de ce paysage aérien qui part de la mer aux couleurs bleus et brillantes à la montagne avec son manteau blanc. Au milieu, ce sont des zones péri-urbaines entourées de ses villages en hauteur, que sont Carros village, Gattières, Colomars, Castagniers, ... et son fleuve qui coule de manière sinueuse dans la vallée du Var, sa couleur est bleue. Il y a aussi ses infrastructures routières comme la 6202 avec ses ronds-points et bis, commerciales et de loisirs dont fait partie le complexe de tennis des Combes. Je me rapproche progressivement du Var en attendant le vent relatif que génère la vitesse de mon aile, c'est un bruit qui accompagne chacun de mes vols et fait, associé à mon appareil de vol Syride, l'ambiance sonore. Bientôt il v y avoir un troisième bruit de fond, celui de la route avec ses véhicules qui déferlent inlassablement sans interruption. A cela, il faut y rajouter le train de Provence qui y apporte un certain charme à le regarder passer. Le survol du Var fait, je me rapproche de la rive Est pour passer au-dessus de la route départementale 6202 puis du grand Rond-point à proximité des Tennis des Combes. Ma perte d'altitude pour mon approche oscille entre le tennis des Combes et le Var avec une attention particulière sur ma hauteur par rapport à la zone d'atterrissage. C'est précisément une certaine altitude qui va me donner le signal de m'aligner et ne pas me retrouver ni trop court ni trop long. L'avantage de la zone d'atterrissage sélectionnée est qu'elle est suffisamment large (sans obstacle) et surtout longue donc un régal pour m'aligner avec le plus de sécurité possible même avec brise arrière. Un régal de ma rapprocher de la terre avec ses mouvements fluides rythmés par le flot des voitures, camions, cars, motos, vélos et autres véhicules en tout genre. Je vois une voiture qui s'écarte de ce flot pour se mettre à l'abri de ce mouvement continuel afin de s'arrêter et prendre le temps de regarder ce drôle d'engin volant que je suis en train de préparer à poser sous peu. C'est assez surprenant de voir que mon parapente intéresse ou même intrigue des gens occupés à conduire leur véhicule terrestre. Quand je m'aligne pour l'atterrissage, j'entends un klaxon puissant résonner, c'est le chauffeur d'un camion qui a cherché a attiré mon attention vers lui, nous nous saluons de la main et chacun poursuit sa lancée avec des objectifs différents mais avec un instant de partage. Je me rapproche de plus en plus du sol, je dois être à une trentaine de mètres, je suis aligné sur la piste d'atterrissage qui est occupé par un promeneur avec son chien qui tire sur sa laisse en aboyant dans ma direction. Je glisse dans la masse d'air en me rapprochant du sol .... le contact au sol est imminent. Je sors de ma sellette pour m'apprêter à toucher le sol avec mes pieds qui vont se mettre à courir pour accompagner en douceur le contact avec le sol pour ensuite y poser mon aile. Objectif atteint, je savoure ces moments uniques et exceptionnels à chacun des vols. Il me reste à ranger mon aile dans le sac après l'avoir plié soigneusement et me remettre mon sac sellette sur le dos pour récupérer mon véhicule lissé de l'autre côté du Var en Rive Ouest. Il me faudra au moins une heure pour cela. La sortie randovol n'est donc pas encore terminée mais le retour est bien plus facile et tellement différent de la montée.



14.01.2020 - Mont Ferion

Sur le plan météorologique, les prévisions sont de flux Ouest entre 10 et 20 km/h dans l'après-midi. 20 km/h commence à faire un peu beaucoup me dis-je mais je me décide tout de même à me rendre sur un décollage pour renifler la masse d'air, l'analyser et voir si le décollage peut être envisagé sans prendre de risque inconsidéré. C'est forcément au Mont Férion que je pense car il est exposé Ouest. Fin de matinée, je prends la route pour Levens où j'y laisse mon véhicule comme d'habitude sur le parking du stade de football. Ici, je ne ressens pas d'activité éolienne particulière, tout semble calme et bon pour atterrir au moment où j'arrive. Je prends mon sac sellette qui contient mon aile montagne et je foule mes premiers pas en direction du Mont Férion. C'est d'un pas très tranquille que j'avance avec comme autre objectif principal atteindre le déco mais aussi ne pas faire de pauses intempestives. Sur le chemin, je rencontre un troupeau de moutons puis, plus loin, des chevaux qui se trouvent sur le sentier ce qui offre un certain charme pour cette balade assez champêtre finalement. Si jusque-là, la masse d'air s'est montrée discrète, sur le dernier tiers de la randonnée, j'entends comme un bruit de fond, sourd et continu. Ce bruit m'interpelle avec une certaine inquiétude: C'est le vent qui se frotte aux arbres. Aïe ... ce n'est pas dit que je m'envole aujourd'hui me dis-je ! Je continue mon chemin ainsi, en me faisant à l'idée que peut-être, il est possible que je redescende à pieds. Mouais .... vraiment pas trop envie mais bon ... je verrai bien sur place. Quand j'arrive au décollage, les flammèches sont plus ou moins dans le bon sens mais parfois, c'est carrément travers droit ce qui indique plus le Nord que l'Ouest. Il est 14h, je temporise pour voir un peu comment ça évolue. Le soleil se déplace en Ouest ce qui devrait peut être modifié le cours des choses au niveau aérologie locale mais certainement pas sur une étendue plus vaste si je dois compter avec le vent. Au fur et à mesure que le temps passe, le bruit de fond s'estompe. Je n'entends plus ce bruit de fond, le vent dans les arbres ne semble plus être. Ce constat me rassure quelque peu mais je reste méfiant tout de même. Le temps est à la patience pour voir évoluer les conditions aérologiques. Je reconnais être du coup plus positif pour le décollage et je me dis que ça ne tient à pas grand-chose parfois ... à un simple bruit de mouvement d'air occasionné par le glissement de l'air entre les branches et feuilles. Mes pensées sont donc plus positives en ne me voyant plus descendre à pieds cette fois-ci. Je commence à déballer mon matériel en ouvrant mon sac sellette réversible pour en extraire mon aile, retourner mon sac pour en faire une sellette. Casque et gants sont mis au sol tout cela, en toute paisibilité. Je monte mon aile tout en tendant le suspentage afin de vérifier son cône pour y ôter toute clé ou végétaux qui mettraient un peu le bordel dans les suspentes. Je vérifie qu'il n'y a pas de tour de sellette afin de pouvoir m'insérer dans cette dernière en prenant bien soin d'enfiler mes jambes entre les bonnes cordelettes en dyneema car le risque de passer les jambes au mauvais endroit est assez important. Je trouve qu'il faut être assez contorsioniste pour se glisser dans cette sellette mais je me dis que c'est le prix à payer pour du Light. Pour revenir aux conditions aérologiques du moment et des lieux, mon regard venait régulièrement inspecter l'animation des flammèches qui se trouve un peu plus bas à droite de la pente. Ce n'est pas encore bien installé mais c'est déjà beaucoup mieux qu'à mon arrivée. Je sens bien qu'il ne faut attendre plus grand chose pour décoller. Je me glisse dans la sellette, je mets mon casque équipé de ma Cam Garmin et mes gants, j'allume mon Syride qui est fixé sur l'élévateur arrière Gauche, j'allume ma caméra et me mets face à l'aile pour un décollage face voile fin d'avoir un dernier coup d'œil sur l'aile et ses suspentes. J'attends le moment où je vis sentir le plus d'air dans le dos pour lever mon ile et m'élancer vers le Grand pré qui se trouve 3 à 4 km plus loin. Je regarde aussi encore les flammèches pour une information visuelles, les deux conjuguées me donnent le feu vert. Je lève l'aile mais celle-ci ne monte pas droite et fait girouette pour se retrouver en Nord-Ouest. Je ne cherche pas à corriger car pour moi ce ne sont pas de bonnes conditions pour me tenter au décollage. Je la laisse retomber au sol et la réinstalle pour une nouvelle tentative. Je me veux plus exigeant pour lever l'ile avec une brise plus franchement de face. J'attends donc encore un petit moment. Ce moment-là, je le sens, il est là en train de me souffler derrière. Je lève l'aile, elle monte proprement pour se placer au-dessus de ma tête. A cet instant, je me retourne et temporise en enfonçant les freins avec un appui ventral généreux. Tout semble parfait, alors je lâche vers le haut mes brides de frein pour laisser partir mon aile vers l'avant. Il ne m'a fallu que quelques pas (3 à 4) pour être pris en charge par mon aile et voler. Je passe très largement au-dessus des arbres, le bipeur se fait entendre positivement ou bien me signale que je zérote. Je ne perds aucunement d'altitude durant ma sortie du relief. Ce ne sera que bien écarté du Mont Ferion que je commence à perdre un peu d'altitude. La masse d'air est assez saine mais je ressens des mouvements dynamisés par un vent qui vient de devant mais je n'arrive pas vraiment à savoir exactement d'où il vient, il parait changeant. Si .. au début, je le sens venir de ma droite. En bas, au sol loin devant, les directions des fumées sont contrastées parfois par des directions contraires qui m'intriguent. Je dois parfois tenir mon aile aux commandes. Il m'arrive de sentir des mouvements de masse d'air qui me viennent de derrière me supprimant ainsi la perception du vent relatif. Aux aguets je suis, je finis par me détendre quand la masse d'air se montre un peu plus organisée et moins surprenante. Je survole de belles villas dont la majorité sont équipées de piscine... je suis en train de survoler un quartier assez cossu de la commune de Levens. Bon, de retour au vol je perçois mes déplacements avec une certaine difficulté à comprendre l'évolution de mon aile dans la masse d'air. Le moins que je puis dire, c'est que ma transition n'est pas linéairement droite et surtout, que les forces changent de côté ce qui demande pas mal de corrections de cap et d'actions pour amortir mon aile. Pour autant, j'avance vers le grand Prè qui est mon ultime objectif pour me poser, moi et mon aile. La question que je me pose c'est le cap que je vais devoir prendre pour m'aligner au terrain afin de poser le plus doucement possible. J'ai passé un certain moment pour tenter de comprendre mais plus j'avance vers l'objectif et moins je suis sûr de ce qui m'attendait. Je vais devoir m'adapter en tentant d'anticiper au mieux mais je sens déjà que ça ne va pas être facile. S'il y a une chose dont je me méfie sur ce vol et maintenant, c'est bien l'approche au terrain avec le posé qui va avec. On voit bien d'en haut que le grand Près est le centre d'une grande cuvette qui est bordée de bas-reliefs quasi autour. Pour y avoir fit du gonflage, je peux dire que la masse d'air qui s'y trouve dessus n'est pas des plus organisées et donc assez tournant comme mouvement d'air. L'avantage de ce terrain, c'est qu'il est grand et que l'on peut y faire une belle et longue finale pour laisser planer au max puis enfoncer les commandes généreusement pour obtenir une ressource qui casse bien la vitesse au sol afin de ne pas poser pieds à vitesse grand V. En surplomb du grand pré, je cherche encore dans quelle direction je vais me présenter pour poser. Les mouvements de la masse d'air sont changeants à quelques dizaines de mètre du sol et les fumées aussi selon l'endroit où elles se dégagent. Je tente de quadriller un peu le terrain pour voir dans quelle direction je prends le plus de vitesse afin d'éviter d'aller dans ce sens. Je continue à chercher alors que je ne suis plus qu'à une cinquantaine de mètres du sol. C'est décidé, je vais prendre cap en Ouest, dans le sens où c'est asez ouvert. Je fais ma finale en donnant le maximum de vitesse à mon ile (bras haut) et à deux mètres du sol j'enfonce les commandes. Il me faut courir pour accompagner l'aile mais le posé se fait en douceur. Une fois l'aile arrêtée, je constate que l'aile est déjà placée pour repartir en gonflage .... ça ne dure pas mais il y a bien des mouvements d'air qui m'ont certainement poussé dans le dos. Il y a de fortes chances que je n'ai pas fait le bon choix dans la manière de poser, il y avait très probablement d'autres meilleures options en approche du sol dans les derniers mètres mais bon ... Chaque vol ne se ressemble pas je me plais à dire, alors au prochain !



Le Grand Prè




13.01.2020 - Baou de la Gaude

Avec un léger Est pressenti par les météotologues, avec un ciel couvert donc sans espoir de thermique envisageable, je prends mon aile de montagne la Ultralite 3 d'Ozone, et me rend en fin de matinée du côté Ouest du Vr pour attaquer la rando par le snetier balisé qui va me mener tout d'abord à hauteur de Gattières. Le sentier se poursuivra jusqu'au Baou de la Gaude où je seerai sensé pouvoir y décoller. Ma balade, je la fais en solitaire à défaut d'avoir trouver sur le fil quelqu'un pour partager ces moments. La balade me parait difficile par le fait que mes mollets se font sentir. Ceci m'impose quelques petits arrêts de quelques secondes pour que je puisse continuer tranquillement, avec du plaisir. Le passage du village de Gattières est toujours une étape de cette rando. Elle marque un lieu de civilisation. près cela, au fil du chemin, l'ambiance va être un peu plus isolée de toute urbanisation mais, ce n'est pas pour tout de suite. Quelques belles villas sortent de ce relief jusqu'au moment ou plus aucune habitation se montrent pour rendre le paysage à la végétation. Seul le sentier me fait dire qu'il y a du passage humain ici mais je n'en vois pas. J'avance, j'avance toujours à pas tranquille. lors que je suis en train d'attaquer le troisième tiers de la rando, en me retournant par instinct, j'apperçois un marcheur qui fait le même parcours et dans le même sens, il est derrière moi et avec un sac à dos qui ressemble bien à un sac sellette Ozone Oxygène. Je le connais bien ce sac sellette car il a été mon premier sac sellette montagne et faisait équipe avec mon aile Montagne Ultralite 1 de couleur blanche et rouge. Que de bons souvenirs j'ai à resssser avec cet équipement.... Je finis par l'attendre pour discuter avec lui et uand il se rapproche de moi, j'entends "salut Polo" ! merde, il me connait et moi je ne remets pas pourtant son visage me dit bien quelque chose mais je n'arrive ps à l'identifier clairement. Je me fais rafraîchir la mémoire pour finalement retenir que son prénom est Loïc .. mais bien sûr, c'est Loïc de Gréolières nom de dieu. Du coup, comme on va au même endroit, on finit le chemin ensemble. Quel bon timing avant nous eu !!!! Arrivés au déco du Baou, on pose nostre mtiériel et apprécions que les conditions si elles ne sont pas au top par manque de soleil, les flux eoliens se montrent dociles et compatible pour ce décollage qui est exposé Est. Nous ressentons, une légère brise qui nous vient en travers gauche non problématique, d'illeurs aprfois elle est de face. Loïc n'est ps pressé de décoller, il a son sandwich à avaler d'abord alors que moi, je déballe mon materiel pour me préparer à décoller dès que l'occasion s'en présentera. Je n'ai pas le même objectif d'atterrissage que Loïc qui a prévu de poser sur la rive Ouest du Var alors que moi, j'ai à traverser le Var pour poser sur sa rive Est, où se trouve le complexe de tennis des Combes. Le retour pour la récupération du véhicule se fera à pieds en longeant la rive du Var jusqu'au Pont de la Manda.


Vue du Baou de la Gaude




8 janvier 2020 - Le Mont Ferion


Le compteur est parti pour 2020. Mon premier vol et ça passe par un randovol, se fait ce jour avec mon aile Ultralite 3 d'Ozone. Mon besoin de marcher se fait sentir surtout qu'en ce moment, je ne peux pas dire que ma condition physique soit au top. Je scrute les différents sites de prévisions météorologiques et j'en retire que le Mont Ferion est l'endroit où il faut que j'aille. Pour se faire, je prends mon aile et sellette light et me rends au village de levens pour y garer mon véhicule afin de partir rejoindre le déco quelque peu "sauvage" apprivoisé du Mont Férion. Celui-ci se trouve environ à 1260m d'alt. La météo est au beau fixe et sans vent notable et lorsque j'arpente le relief, je sens à peine et de temps en temps une brise montante. A priori, il y aurait du Sud rentrant ce qui devrait donner un travers gauche au décollage. La montée se fait d'un pas très tranquille avec des micros pauses de par et là et comme tout arrive, je finis par arriver à destination. Mon premier coup d'oeil sur le déco me montre un petit mât en plastique et ses flemmêches qui me renseigne que la pente est animée d'une brisette tantôt de face tantôt travers gauche puis, plus rine. Rien n'est encore bien installé à 14h. Le soleil se trouve à gauche de la pente et devrait venir faire face au décollage en fin de journée mais ce serait alors beaucoup plus tard. J'ai pas idée d'attendre que le soleil aille se coucher pour décoller. Je me prépare, tranquillement, il n'y a rien qui presse bien u contraire. Je me dis que ça devrait peut-être se redresser et avoir une brise plus franche pour décoller dans quelques instants, une demi-heure ? une heure ? je ne sais pas. En attendant, après avoir transpiré, il ne fait pas chaud de rester sans faire d'effort et je n'ai ps trop envie de me refroidir ça, c'est sûr. Alors, je m'installe ou du moins je l'installe bien étalée sur le sol où jonche des pierres, des crottes de chevaux, des brindilles d'herbe vertes ou séches mais encore enracinées qui pourraient accrocher les suspentes au moment du décollage. Je me dois de faire un peu de nettoyage, de vérifier qu'il n'y ait pas de clé et que les suspentes ne se retrouvent emprisonnée par un quelconque élément ancré au sol. Vérification faite, il me restait à m'occuper de moi, à mettre le casque avec caméra, le vario GPS, m'enfiler dans la sellette peu pratique pour m'y installer, démarrer le vario et la caméra, prendre les avants en faisant face à la voile et attendre. Attendre la bonne petite bouffe de brise qui va bien pour lever l'aile et décoller avec comme premier objectif de survoler les cîmes des arbres qui se trouvent au bas de la pente. Popur cela, il faut à tout prix que la prise en charge de mon poids par l'aile ne soit pas trop tardive au risque de finir dans les arbres si je n'anticipe pas avec un arrêt de course. Patiemment j'attends, mais pas trop longtemps finalement .... je sens la brise qui rrive dans mon dos, je jette vite fait un oeil sur les flemmêches et ce sont celles-ci qui me disent Go ! je lève l'aile, me retourne et enclenche, d'un pas décidé, la course d'envol avec un bel appui ventral pour bien charger l'aile et sentir quand celle-ci est prêt à me porter. Ce temps là, ne tarde pas non plus .... yepa !! je décolle aisément et survole les arbres vec une belle marge. L'aérologie n'est turbulente, je m'éloigne paisiblement du relief en profitant du décor qui s'ouvre à moi sur les côtés. J'admire les montagnes enneigées que je vois en Nord. Le plus évident est le Mont Mounier bien reconnaissable, il est tout blanc ! et dire que je n'ai jamais décollé de son sommet. Ah oui .... c'est vrai que c'est interdit, il est dans le parc national avec sa stricte et restrictive réglementation. C'est à se demander les raisons pour nous les parapentistes qui cherchons un décollage à pieds, sans polluer, et repartons aussitôt en volant comme un oiseau, sans bruit, sans fumer, sans rien quoi, juste notre aile et notre respect pour la nature. Je ne peux en dire autant de certains marcheurs qui laissent derrière eux des choses pas trop dégrable et qui m'arrive de ramasser pour les enlever du milieu. Merci gardiens Parc !! pas sûr que voius le fassiez vous. J'arrête là, l'expression de mes états d'âme pour revenir à mon activité du jour ... je vole ... à l'instnt je vole comme un oiseau ou presque. En effet, je n'ai point d'aile qui me permettrait de voler dynamiquement comme un oiseau à mon bon vouloir. Non, je dois faire avec l'aérologie et la finesse de mon aile et de ce que je ressens et voit, c'est no souci pour ller poser sur le terrain de football où très probablement, il serait occupé par des footeux en herbe vu que c'est mercredi. Bingo ! quand je me rapproche des lieux d'atterrissage, le terrain est bien occupé et plus je m'approche et plus j'entends les bruits des gamins qui de toute évidence prennent plaisir à taper dans le ballon et à se prendre, peut-être pour leur idole comme Mbappé ou porter le maillot du Barça. Juste avant cela, je m'occupe de savoir d'où vient le vent sur le terrain et à priori, en fonction de la vitesse de mon aile, le Sud Ouest viendrait carresser l'atterro. C'est avec cette information que je prépare mon approche, le cap sera de Nord en Sud. Au sol, j'apperçois qu'il y a une partie du terrain détrempée qui fait reluire le ciel. Ce sera une zone que je vais devoir éviter, même si je pourrai m'en accomodé, mon aile n'aime pas l'eau. Ma perte d'altitude en approche du terrain, je le fais du côté du stade et la finale, je l'enclenche de derrière le stade pour venir poser en prenant une diagonale du terrain. Voili voila, mon vol est terminée. Juste après mon posé j'entends des voix d'enfants qui viennent vers moi, intrigués, interessés par l'engin et me pose une multitude de questions, avec un degré d'excitation bien palpable "on t'a vu de loin !! t'étais haut !! tu vas revoler ?? ....." C'est toujours un heureux moment de discuter avec des enfants quand tu les sens interessés de savoir ... je ne crois pas avoir entendu un enfant me dire "je sais" avant même que tu aies finis de lui expliquer. Ma mission vol libre n'était donc pas encore terminée avec ces enfants, j'en profitai pour faire la promotion du vol libre....









Les balades terre / Air en 2020 continuent !




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