Parapente Passion 06


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2019

Rando-vols




Le vol libre en 2019 me fait marcher !




31.12.2019 - L'Arpette

C'est décidé, après hésitations entre faire du vélo ou du parapente, c'est le randovol qui a gagné pour cette belle journée annoncée en guise de dernière sortie de l'année. Il faut dire que Lucien a fait pencher la balance du côté Vol Libre et ce n'est pas pour me décevoir. Il restait la destination, le choix du sommet à convoiter après hésitation entre plusieurs sommets: L'Agnelino ou l'Arpette ? Le résultat tombe, la neige n'a pas été élue. En effet, après avoir calculé le truc du machin, c'est l'Arpette qui est sorti du chapeau avec cerveau. 1300m à gravir en partant de Breil-sur-Roya, je m'étais dit que ça devrait passer sans trop d'entrainement .... C'était sans compter d'un manque de lucidité. Ne pas prendre d'eau pour ce type de parcours était bien évidemment se mettre un obstacle d'emblée même si celui-ci ne se ferait pas sentir en début de parcours mais plutôt après effort soutenu dans le temps. Je savais bien que je m'étais mis un handicap et c'est la raison pour laquelle j'avais entamé la rando avec précaution. Peut-être que les deux jours précédents où j'avais sollicité mes mollets y ont été pour quelques choses mais si Lucien et Henri étaient devant et d'un pas tranquille pour m'attendre, cela ne m'empêchait pasnde souffir et de ressentirn dès la mi-parcoursn des problèmes d'intoxication musculaire (acide lactique) qui se caractérisaient par des douleurs à type de crampes tellement pénibles que je ne pouvais pas poursuivre le sentier sans faire de haltes. En serrant les dents, en mettant fait abreuver par l'eau de mes amis par deux fois, je finis par atteindre l'objectif où mes amis m'attendaient depuis un certain temps. Que ce fut dur ..... Je prends peu de répit avant de sortir mon aile sur le déco sauvage de l'Arpette. Juste le temps de boire sur les réserves de mon ami Henri, de prendre un ou deux Selfies et hop nous voilà tous trois à étaler notre aile pour se préparer à l'envol. Selon moi, Henri a disposé son aile au meilleur endroit. Plus en Ouest, c'est Lucien qui étale la sienne. Il ne me reste que peu de place propre pour la mienne alors je me glisse entre les deux ce qui fait trois ailes dans un périmètre assez réduit mais suffisant éh éh .... La prochaine fois, faudra que l'on pense à amener un petit sécateur pour faire une place un peu plus propre pour nos suspentes qui risque de s'accrocher aisément. Une fois l'aile posée au sol, il nous reste à bien déployer le cône de suspentage pour ôter toute clé éventuelle qui compromettrait notre sécurité au moment du décollage. Henri est le premier à être fin prêt à décoller avec son bord d'attaque bien ouvert, Lucien se trouve à devoir faire du ménage dans ses suspentes qui se sont entremêlées et de toute évidence il y a un sacré sac de nœuds ... tout comme moi d'ailleurs. Serait-ce la rançon des suspentes dégainées ? Toujours est-il que ce type de suspentes s'accrochent entre elles très facilement. Petit démêlage soigneux, il me faut ensuite m'insérer dans ma sellette light, un jeu d'équilibriste ... hop ! je perds l'équilibre et bascule en arrière en me retrouvant au sol ce qui enclenche chez moi une certaine forme d'hilarité, la bonne humeur est bien là. Lucien est toujours avec son aile qui navigue entre sol et air, je me la reçois comme chapeau puis elle repart aussitôt pour être replacée par son pilote face à lui. Ce fut un jeu aérien qui anima le décollage un certain temps... Une fois rassuré par un cône de suspentage clair et sûr, Lucien décolle. J'enchaîne derrière avec la technique face-voile (technique adaptée aux conditions) et Henri fait de même dès que je m'éloigne de quelques dizaines de mètres du relief. En moins d'une minute, nous étions tous trois en l'air en train de piloter chacun notre aile près du sommet de l'Arpette. La seule zone ascendante se trouvait en Sud du sommet, elle fut bien exploitée par Lucien et Henri. Plus frileux à devoir zoner sur cette parcelle aérienne, je m'en écarte pour ma sécurité et celle de mes amis. rofitant de cette belle transition où les crêtes enneigés sublimaient l'horizon en Nord-Ouest. Le survol du village de Breil-sur-Roya avec son lac et sa vallée de la Roya offre une vue fort agréable et un moment hors du commun quand on se trouve à plus de 1000m en son dessus. Le champ du vent relatif dans mes oreilles ne fait qu'amplifier ce sentiment de vivre un moment unique une nouvelle fois ... C'est ainsi chaque fois que je me trouve sous mon aile en train de traverser cette masse d'air impalpable mais bien vivante de par ses mouvements plus ou moins doux selon les saisons ou même tout simplement de l'endroit, du jour, de l'instant. On se trouve à devoir être à l'écoute de ce qui nous entoure, nous porte ou au contraire tend à nous projeter vers le bas parfois avec violence lorsqu'on se trouve dans une zone turbulente. Chaque geste aux commandes de notre aile a son incidence, corrige ou amplifie les phénomènes dynamiques qui donnent vie à l'aile dans un milieu docile ou hostile que peut-être la masse d'air selon l'endroit, avec ses phénomènes aérologiques dynamiques ou thermiques. Quand je survole Campé, c'est carrément le calme plat au point que je commençais à m'interroger si j'allais passer au-dessus des cables de la ligne haute tension qui se trouvent juste en dessous du décollage de Campé. Rassuré d'avoir survolé la ligne EDF de quelques dizaines de mètres, je me dirige vars La Giandola de Breil-su-Roya pour mon approche au terrain d'atterrissage qui se trouve en bordure de la rivière Roya. près calcul des vitesses de la masse d'air en fonction des pôles, je fais ma perte d'altitude en amont du terrain. Je pense vraiment que c'est la phase la plus délicate du vol. Les arbres sont hauts et la Roya est peu acceuillante si par mégarde j'ai à me louper dans la dernière phase d'approche au terrain. J'ai vraiment peu envie de gouter à la fraicheur de l'eau de la Roya pour ne pas m'engloutir dans son eau vive. Je suis concentré comme jamais en gardant toujours un oeil sur le terrain d'atterrissage pour ne pas m'écarter de trop. Il n'est pas question d'être trop court ça c'est sûr !! Quelques virages en S pour m'ajuster en hauteur et lorsque je sens que je me rapproche de la bonne altitude pour penser à rentrer au terrain je me présente au terrain tout en essayant de trouver la bonne trajectoire pour éliminer au maximum les derniers obstacles que sont les cîmes des arbres. Je finis par rentrer au terrain avec un peu trop de hauteur et je m'apperçois que je risque fort d'être trop long. Parce ce pressenti, je me décide à faire vite fait les oreilles pour casser la finesse de mon aile avec le bénéfice de perdre quelques mètres pour ne pas aller buter contre ce qui fait office de fin de terrain (Ligne électrique, cable,s poteaux et grillage). Bien vu, les oreilles m'ont permis de poser dans le troisième tiers du terrain et j'en suis fort rassuré. Je dégage le terrain de mon aile pour mes potos qui se pointent à leur tour. Lucien est le premier à arriver. Son approche est parfaite et vient se poser à l'Allemande c'est à dire en posant sur le "train arrière" car avec une légère brise arrière, on arrive toujours un peu trop vite et l'on peut vraiment se faire une cheville si on négocie mal le toucher du sol. Quant à Henri, lui, arrive un peu trop haut et se voit devoir faire un dernier virage en fin de terrain pour ne pas faire ce que je redoutais pour moi, un hors terrain. Toute le monde rentrés, tout le monde bien posés, on s'en repars sur le village de Tende sans prendre le temps de siroter une bière à Breil .... Henri était à la bourre. Au prochain randovol !




28.11.2019 - Le Mont Court enneigé

Marre marre et marre de cette satanée météo au temps pluvieux et/ou venté qui ne me laisse guère de temps pour y trouver le moment d'aller m'aérer les sinus en volant, en marchant parfois même les deux dans la foulée ! Entre deux journées de mauvais temps, il y a aujourd'hui ? Le ciel est bleu donc le soleil radieux et même sans vent (si pas de mauvaise surprise quand je serai sur un sommet pour y décoller). Les sommets étant bien blancs sur les reliefs de Tende, manquant de conditions physiques je ne me risque pas d'aller bien loin et si en plus ça ne décolle pas ouille ouille ouille ... C'est donc le sommet du Mont Court que je me décide à rejoindre par la voie terrestre en démarrant la rando à partir du site vol libre de Cagnourine. Il est 10h40 quand je foule mes premiers pas bien tranquillement. Je prends le sentier qui mène à la Baisse de Lagouna. Ce sentier, je le quitte bien avant de rejoindre la baisse afin de me retrouver sur la crête qui se trouve entre la Pyramide et le Mont Court. C'est à partir de cette crête que je commence à marcher sur de la neige. Mal chaussée (chaussure de rando non perméable), je redoute de m'y enfoncer mais je n'ai pas de choix autre que de continuer mon chemin pour atteindre le sommet que je vois tout blanc mais, que je ne connais pas encore la consistance du manteau neigeux qui le recouvre. Au début, l'épaisseur de la couche est peu profonde mais molle. Au fil de mon avancée dans le dénivelé, la couche neigeuse devient de plus en plus épaisse et lourde par sa teneur en eau vu la température positive. Je m'enfonce assez vite jusqu'aux mollets puis jusqu'aux genoux en m'approchant de la partie sommitale du Mont Court. A chacun de mes pas, je m'enfonce allégrement et indéniablement, la neige s'infiltre dans mes chaussures et fond pour rendre de l'eau qui trempe mes chaussettes et pieds. Je ne ressens pas le froid car les efforts que je fournis pour grimper la pente réchauffent mon corps mais qu'en sera t-il une fois les efforts fini et surtout une fois en l'air sous mon aile ? si ça vole .... En attendant je vois deux oiseaux enrouler en Ouest au-dessus du sommet et prendre du gaz Il m'a fallu batailler pour atteindre le sommet du Mont Court car mes pas n'avaient pas une amplitude qui me permettait d'avancer bien vite mais, tout arrive à qui ose et continue jusqu'au bout sans faillir. Une fois sur le sommet ou plutôt juste avant de l'atteindre, je renifle la masse d'air pour savoir ce qu'elle m'offre ... pas de brise, pas de vent contrariant ... je me dis que le décollage est quasi gagné. L'aile déposée juste sous le Kerne, je m'empresse de faire une trace de lancement pour que je puisse courir sans trop m'enfoncer à chacun de mes pas ce qui compromettrait la course d'envol nécessaire si aucune brise aidante était. Je me dis aussi que je vais enfin essayer mon aile après changement de suspente par mes soins et voir si le profil est ok. Entre le moment ou je trace avec mes pieds la piste de lancement, la préparation de mon aile avec une corrolle bien déployée et ma préparation jusqu'à m'installer dans ma sellette montagne de Kortel, une brise de face se fait de plus en plus sentir, venant même titiller le bord d'attaque de l'Ultralite 3. Quelle bonne aubaine me dis-je ... je ne devrais pas trop attendre. J'enfile mes gants, j'allume mon Compétino, ma caméra Garmin et je saisis les élévateurs que je fais basculer sur mes avant-bras pour ne tenir plus que les avants que je vais utiliser pour faire monter l'aile au meilleur moment. C'est avec la technique Dos-voile que je vais m'élancer. Je suis prêt ... je n'attends que le signal que la brise va me donner et elle ne se fait pas attendre. Je me penche en avant avec un seul pas et l'aile monte. Je maintien la charge vers l'avant fixant des yeux le point de rupture de pente pendant que l'aile continue sa montée pour arriver au-dessus de moi ... deux pas, trois pas, je suis déporté vers ma droite en ouest ... il y a un léger Est qui se fait sentir, je continue la course je foule la neige sans m'enfoncer vu que l'aile fait son travail de traction vers le ciel ce qui me rend léger. J'entends le craquement de la neige à chacun de mes pas mais je ne m'enfonce point. La course est donc aisée et je décolle au bout d'une vingtaine de mètres ou trente tout au plus Yepa ! c'est bon je vole enfin You hou !!! Aussitôt décollé aussitôt installé dans ma sellette à cuissarde. Je regarde mon aile toute bien solide et son cône de suspentage ... tout est parfait, je suis rassuré. Je n'ai plus qu'à profiter du vol en regardant le paysage se dérouler autour de moi. Mes pieds sont trempés et ressentent maintenant le froid d'autant que le vent relatif amplifie le phénomène de la baisse de température. Mais cela n'empêche pas le bonheur que je ressens à voler comme un oiseau grâce à un engin fait de tissus et de ficelle qui me porte et me déplace dans la masse d'air. Et dire que je ne fais que profiter de tout un cheminement historique qui fait que l'homme peut voler aussi simplement et en tout respect de la nature, sans la polluer en utilisant cet engin qu'est ce PUL (Planeur Ultra Léger) qui ne cesse de progresser dans ses caractéristiques volantes grâce à l'intelligence humaine et à cet esprit qu'il peut avoir pour l'aventure. En volant, je vois d'en haut l'itinéraire que je venais d'arpenter pour décoller. Je vois la crête qui mène de la Pyramide au Mont Court, je vois aussi la Pyramide que j'ai dragué toute la saison pour la survoler et tenter d'aller au-delà d'elle. Je me rapproche d'elle, puis la survole et j'y rencontre dans ce coin quelques bullettes qui font réagir mon vario. Une fois passé la pyramide, je m'intéresse à savoir d'où vient le vent si vent il y a. Quand j'ai cap sur l'Ouest, ma vitesse sol est de 40 à 42 km/h, en Sud, j'ai 32 à 37 km/h et en Est, j'ai la vitesse la plus basse (24 km/h. Je me dis lors qu'à Cagnourine le posé devrait se faire d'Ouest en Ouest ce qui sera une première comme atterrissage. Je m'écarte donc en Ouest pour arriver sur l'Ouest du décollage. Dans cette zone, je prépare mon approche à l'atterro et y fait aussi ma perte d'altitude. La facilité serait pour moi d'aller poser à Lamarcreuse mais j'aurai alors à remonter à pieds jusqu'au décollage de Cagnourine pour y récupérer mon véhicule. C'est la raison pour laquelle, je me motive à poser chez Lucien comme cela, je n'aurai plus qu'à plier mon aile et la mettre dans le coffre de mon véhicule garé tout à côté. Toujours en ouest du déco/atterro j'ajuste mon altitude avec deux virages en 360° et quand je pense être bon j'aligne le terrain dans sa longueur. En m'approchant du terrain en sort d'un virage pour m'aligner en finale, je m'aperçois que je suis un peu trop juste. Je ne vais pas pouvoir faire ma prise de vitesse, j'arrive trop vite près du sol d'une part parce que je sors d'un virage mais en plus mon altitude se dégrade par du gradient de sol La toucher au sol va se faire brutalement je le sis. Je lève les jambes pour utiliser l'airbag sous fessier. Malgré sa présence l'impact est rude et je ressens une douleur au bas du dos mais pas de casse. Ouf, je m'en sors bien et je suis malgré tout content d'avoir posé ici. Je prends le temps pour plier l'aile, encore sous l'euphorie du décollage et du vol quand j'entends une voix qui me dit: Alors tu as volé ? c'était Lucien Berenger qui m'invite à venir boire un cfé chez Lui et que j'ai bien accepté malgré mes pieds trempés. Au prochain rando-vol.




17.10.2019 - Mont Court

C'est tardivement dans la matinée, que je me décide à aller à Cagnourine pour démarrer une rando avec aile sur le dos afin de rejoindre le sommet du Mont Court. Le ciel n'est pas très clair, je dirai même plutôt gris mais, il y a des éclaircis de bleu et surtout pas de vent de prévu. Décidé à bouger enfin, je monte au décollage pour y laisser mon véhicule en m'équipant de mon sac sellette avec l'Ultralite dedans et de bâtons de marche. Au fil de la marche, le ciel devient de plus en plus gris et ce n'est qu'à la partie sommitale du relief que je constate que le ciel déjà bien bas vient, lécher les pentes du Mont Court. Aurais-je un bon quart d'heure de retard ? Une fois au sommet, je ne cherche même à me soulager de mon sac à dos .... la brume m'empêche de voir au-devant du décollage. Pas question de décoller avec ces conditions même si je présume que sortir du nuage en post décollage devrait se faire quelques mètres plus bas. Après avoir longé la crête tout en rendant visite au mât qui n'est plus équipé de sa manche à air (elle a dû être arraché par un coup de vent très probablement), je me décide à redescendre en abandonnant l'idée de décoller avec mon aile ultralite 3 d'Ozone. Sur le chemin du retour, quelques dizaines de mètres plus bas que, je me retrouve sous le chapeau de nuages (plafond nuageux) tout en me rendant compte que le sommet était dans une trouée de clarté. Mince, j'aurai pu en bénéficier pour décoller me dis-je et ça m'aurait évité de faire le retour à pieds !! Désespéré que j'étais, confiant je suis revenu. Allez zou ! je remonte ce que je venais de redescendre et même si parfois la brume reprenais le sommet, j'étale ma voile pour être prêt à décoller dès que l'horizon s'ouvre à moi. C'est un peu le bordel dans le cône de suspentage ... je ne me souviens pas de mon dernier randovol donc ça doit faire un bon bout de temps que j'avais plié l'aile ! Je peux dire que je n'ai pas soigné le repliage du cône de suspentage. Bref, je démêle et m'installe dans ma sellette light. Il y a une légère brise de face qui se tonifie lorsqu'elle est accompagnée de vapeur d'eau (le nuage) et que je n'y vois rien. J'attends que ç passe et dès que la masse d'air s'éclaircit, tout se calme. C'est à ce moment-là que je fais face à ma voile pour décoller avec un face voile. L'aile prend un certain temps pour me prendre en charge mis finalement, je quitte le sol, je vole. Je lève les yeux vers mon aile et je constate qu'il y a le bordel dans les suspentes créant ainsi une déformation au niveau du bord de fuite à la droite de l'aile. Je donne un coup sec avec les freins.... quelque chose cède, le bord de fuite reprend une forme normale tout en me dévoilant que j'ai une suspente intermédiaire d'arrière cassée. Je ne sais pas finalement ce qui s'est passé ! Etait-elle déjà cassé et de ce fait a foutu le bordel avec les autres suspentes ou bien est-ce que c'est au moment du levée d'aile, ... je n'en ai pas la réponse. Mon aile vole sans déviation de cap et le profil de l'aile se montre normal. Pas d'inquiétude à avoir, les autres suspentes doivent être suffisamment solides pour m'amener à bon port. Je continue mon vol avec un toit nuageux sur la tête. Pas tout à fait serein puisque pas de parachute de secours afin de marcher allégé, je garde confiance tout de même à mon matériel et je vais faire mon vol normalement avec contemplation des releifs en 360 degré. Qund je me rapproche du décollage que je survole de très haut, ayant cap sur le village, j'inspecte les manches à air que j'ai du mal à apprécier leur direction. Je me dois de me rapprocher d'elles en perdant de l'altitude. Une fois fait, celles-ci pointe vers le bas, il n'y a rien, aucune dynamique Dans la masse d'air de bas niveau. La voiture étant au décollage, mon idée est de reposer au décollage de Cagnourine que je connais parfaitement dans des conditions normales et même ventée de trop. Toutefois quand je m'en rapproche pour poser je suis bien trop haut encore, alors je décide de faire un large virage en 360° en prenant précaution de ne pas trop dégrader la finesse de mon aile. Ce que je craignais arriva.... c'était le virage de trop. Me voilà à me rapprocher de la planche pour poser trop bs. Le posé est impossible et ça c'est joué à deux ou trois dizaines de mètres. J'en suis à frôler les cimes des arbustes à contre-bas de la piste. Je n'avais plus que, comme solution, à aller poser à l'ancien stade. Ma foi ... je prolonge mon vol me dis-je (c'est du plaisir) mais après ? ben il me restera à remonter jusqu'au décollage pour récupérer la voiture et c'est ainsi que mon randovol s'est terminé. Bien contant d'avoir marché et surtout avoir pu décoller !






15.04.2019 - Baou de la Gaude

J'ai un biplace randovol à faire avec Andréas mon passager, Laurent Duriani et Maxime Schmitt. Michel Scola qui est un peu grippé se propose de nous faire la navette des Tennis des Combes jusqu'à Gattières le village. Nous démarrons donc la rando juste à contre-bas du Cimetière. Avec Andreas mon passager d'origine allemande et ne parlant pas le français mais l'anglais, nous avons partagé la charge. Dans un sac Ozone, Andreas est chargé de monter l'aile BiGolden 3 et moi, un sac sellette réversible Supair qui contient, casques et sellette pilote avec ses écarteurs souples l'aile dans un sac de portage ozone et moi, un sac sellette réversible pour le passager qui contient la sellette du pilote avec les écarteurs souples et les deux casques. C'est d'un pas tranquille, que nous prenons la direction du Baou et c'est sans trop de fatigue ressentie que j'atteinds, avec les copains, le petit décollage du Baou. L'espace n'est pas grand, il ne laisse place que pour mon aile. Maxime et Laurent me laisse me préparer en me laissant la priorité au décollage, l'espace n'est pas grand sur ce décollage ce qui demande un certain ordre de départ, aile par aile. L'endoit est exigue ce qui demande à ne pas trop merdouiller dès le départ. Le décollage fut au top avec Andreas et l'aide de Maxime. Une fois décollé, Andréas laisse éclater sa joie et son étonnement par des expression que je ne comprends pas mais il n'y a pas besoin de comprendre ce qu'il dit pour comprendre qu'il vit quelque chose d'intense et heureux. En l'air, je sens un peu de Sud-Est qui me contre légèrement en milieu de vallée du Var mis je fais confiance à mon aile qui est assez bien chargée pour avancer afin d'atteindre l'atterrissage en bordure du Var sur sa rive Est où nous attend probablement Michel. Mais avant cela, nous avons tout d'abord survoler le décollage du Baou de la Gaude, puis le village de Gattières, la route départementale D2202 bis et enfin la rivière du Var. A l'atterrissage, Michel nous a accueilli avec des fraises de Carros d'un goût succulent de fraise (et oui, ça ne court pas les rues de nos jours). Merci Michel.



16.01.2019 - Baou de la Gaude

C'est avec mes amis Henri Gaglio et Michel Farrugia que je vais partager un moment vol libre pur un randovol au Baou de la Gaude. Les prévisions étaient au beau mais quand je lève mes stores je vois un ciel tout gris. Je vérifie ce que Météo France annonce pour la journée et quel ne fut pas ma surprise de constater que les prévisions avaient changé en l'espace de 12 heures. Ouf, pas de vent de prévu. J'espère qu'il n'y aura pas de mauvaises informations cette fois-ci. Malgré un état fébrile depuis hier, je me prépare pour être à l'heure au rdv. J'arrive le premier au rendez-vous sur le parking de Decathlon puis avec Henri nous rejoignons l'ami Michel qui nous attend à proximité des tennis des Combes. Nous prenons le temps de faire découvrir l'atterrissage à Henri qui n'a jamais eu l'occasion de voler dans le coin. Michel avait pris le temps d'installer une flammèche, celle-ci d'ailleurs nous indique une brise descendante assez forte ... ce n'était pas ce que météo-parapente avait annoncé la veille. Avec une voiture, nous allons rejoindre le point de départ de la rando qui se trouve en bordure de la route de la Baronne. Ni Michel, ni Henri ne connaissait ce point de départ. Je préviens les copains que partant de là, nous devons compter deux petites heure de marche pour atteindre l'objectif qu'est le lieu de décollage du Baou de la Gaude. C'est d'un pas très tranquille que nous foulons le sentier et quand nous arrivons sur le décollage, les deux heures avaient étaient écoulées. Si j'avais amené Michel à ce décollage un 3 juin 2017, Henri découvre avec grand plaisir ce petit espace qui permet d'y déployer une aile voire deux s'il n'y avait pas un amoncellement de pierres organisé en forme de cercle afin de servir d'âtre. Vu le ciel menaçant, je ne perds pas de temps au bavardage et sors mon aile Ultralite 3 pour l'étaler. Nous ne pouvons-nous préparer tous ensemble. Je vais devoir détaler pour que mes compères puissent à leur tour s'installer à tour de rôle. Henri prendra ma place puis Michel. Très peu de brise vient alimenter le décollage mais nous sommes déjà bien satisfaits de voir qu'il n'y a pas de vent arrière ... seulement un travers gauche qui indique que la tendance vient bien du Nord comme nous l'avions ressenti à l'atterro. J'attends une légère brisette pour m'élancer dans la pente avec un dos-voile. Petit accrochage de mon bout d'aile gauche probablement d'une suspente retenue par un végétal à ras-du-sol mais sous la tension, la suspente s'en est trouvée dégagée et mon aile a fini par s'élever vers le ciel pour venir se placer au-dessus de son pilote. C'est à ce moment-là, que j'accélère ma course et apporte l'énergie nécessaire à mon aile pour qu'elle me prenne en charge avec l'aide de la rupture de pente. Dans le mouvement, j'avais entendu la vois d'Henri m'avertir du problème dès que j'avais agi sur mes élévateurs avant, puis il s'était ravisé quand il a vu que tout était rentré dans l'ordre (merci Henri). C'est bon, je vole et tente de rester en l'air dans le coin pour attendre les copains qu'ils décollent à leur tour mais en vain, ça ne tenait pas ! Je finis par m'écarter des lieux, ça dégueule et pour ne pas manquer trop d'altitude pour mener à bien mon atterrissage sur la rive Est du Var, je prends cap vers elle sans plus attendre. En l'air, un vent de Nord se fait bien ressentir mais je ne me méfie pas de la dérive qui me décale vers le Sud, préoccupé à surveiller qu'Henri et Michel décollent à leur tour. J'évalue aussi si j'ai assez de gaz pour ne pas me risquer à être trop juste et de changer d'option pour poser au cas où c'est trop limite mais finalement mon altitude se stabilise durant la traversée. Toujours pas d'aile dans le ciel autre que la mienne. Je continue donc mon vol en me concentrant un peu plus sur mes choix. Je me rends compte que j'ai trop dérivé en Sud par rapport au bourrage du Nord qui s'exerce en milieu de vallée. Je ne cherche pas à utiliser mon accélérateur pour ne pas dégrader de trop ma finesse. Mon idée est d'être sûr de pouvoir rejoindre la rive Est et ensuite j'apporterai les corrections qui s'imposeront pour que je puisse poser pas trop loin de l'atterro initialement prévu. Trop en aval et pour avancer, je dois utiliser mon accélérateur pour apporter le petit plus qui permet d'améliorer ma présentation au terrain. C'est à une trentaine de mètres que je lâche le barreau pour poser mes pieds au sol à une centaine de mètres de l'endroit prévu. Une fois posé, je prends mon téléphone pour avertir les copains des conditions à l'atterrissage et en vol (présence de Nord). Henri n'était plus, il avait déjà décollé. Michel prend note de cette information. Je vois l'aile d'Henri qui vient de décoller. Je le suis des yeux et je perçois bien qu'Henri a bien pris en compte ce vent de nord qu'il a perçu de lui-même et le qui pousse vers le Sud. Sa traversée, il la fait en diagonale afin de compenser la dérive. Il posera parfaitement au bon endroit pendant que Michel, lui, est également en vol en ayant pris soin de se diriger plus en Nord que nous. Il nous raconta que nous avions décollés, par la suite, il n'y avait plus de brise au décollage et que c'était même bien de travers mais que finalement c'est lui qui a eu le meilleur décollage grâce à une belle bouffe qui l'a arraché du sol et a pu prendre quelques mètres de mieux que nous. Il en a profité pour ce décaler et voler bien plus en Nord que nous. A le regarder faire son approche au terrain, on voit bien qu'il est contré quand il est face à l'amont du Var et dès qu'il enclenche un virage, l'aile se met à accélérer fortement. Michel, nous a fait un très joli posé, précis et doux. Tous trois ravis on se dit au prochain randovol comme d'habitude !


Aigle Chanteur en phase décollage




13.01.2019 - Mont Ferion

Décidé de marcher pour faire des efforts physiques afin de tenter de gagner de la conditions physiques je me réserve du temps pour cela dès que les conditions aérologiques et météorologiques le permettent. Hier le Baou de la Gaude et aujourd'hui, après avoir jeté un oeil sur les prévisions aérologiques, je prends la route pour Levens. C'est le Mont Férion que je désire rejoindre et y décoller. La voiture garée près du stade de football de levens, je démarre la rando à 13h30. Je suis motivé de pousser un peu la machine corporelle pour voir si je progresse en performance. Je démarre donc la rando d'un pas soutenu et je gère au mieux. Des douleurs aux mollets se font sentir au bout de quelques minutes de marche et quand ça commence à être un peu pentu. Il est vrai que la veille, j'avais beaucoup marché et même couru quand j'ai du revenir sur mes pas après m'être rendu compte que j'avais perdu mon portable. Pour calmer les douleurs, je dois baisser de rythme et je pousse plus sur les batons de marche que j'amène toujours avec moi maintenant. Les batons m'évite d'avoir mal au dos et me facilite les montées. Voyant que je résiste assez bien dans l'allure, ceci me motive à continuer et c'est en 1h31 minutes que je suis sur le décollage du Ferion. J'y arrête mon application qui a enregistré les données de ma marche. Il me reste maintenant à me changer le polo qui est trempé et préparer mon aile. La brise est faible, le soleil est voilé et semble perdre de son énergie depuis que je suis arrivé. La brise intermittente faiblit aussi. Mon premier décollage dos voile se solde par un échec (aile trop molle). Je remonte l'aile dans la pente et me rentente à décoller mais avec une énergie plus dynamique afin que mon aile monte plus vite. Cette fois-ci c'est bon, je sens mon aile plus rapidement, je peux lancer ma course d'envol pour décoller et de ce fait j'accentue la charge par la ventrale. Hop, je décolle et je vole. C'est le soulagement, le plaisir est enfin à son comble. Il ne me reste plus qu'à profiter de cette descente en l'ir et non à pieds. C'est le bonheur de vivre ces instants. Mon vol dura un petit quart d'heure. Le posé se fait en sens Sud-Nord mais il y a que très peu de flux d'air au grand pré. Le posé est bien amorti par une belle prise de vitesse avec une ressource efficace juste au bon moment. Content, je plie mon aile pour rejoindre mon véhicule. Au prochain vol ou randovol.





12.01.2019 - Baou de la Gaude

Les prévisions aérologiques et météorologiques prévoyaient une très belle journée avec une ventométrie qui laissait présager de très bonnes conditions pour voler. Avec Maxime nous nous donnons rendez-vous au tennis des Combes pour 12h30. Après lui avoir fait découvrir l'atterro rive Est du Var. Nous reprenons la route avec un des deux véhicules pour rejoindre le point de départ de la rando qui se trouve à la route de la Baronne. Pour Maxime, c'est un randovol découverte et, ne connaissant pas du tout comment ça va se dérouler, je lui apporte quelques indications. On s'en dira plus au décollage avec vue globale du plan de vol mais en attendant, il faut rejoindre le décollage qui se trouve à 796 m d'alt. L'altitude à gravir est d'environ 750m. Le démarrage de la rando s'effectue à 12h54. Le départ est un peu rapide car nous commençons la marche par du plat avant d'attaquer le départ du sentier qui va tout d'abord nous amener au village de Gattiéres que nous avons à traverser dont son altitude moyenne est de 270m. Et pour suivre le sentier qui oublie toute urbanisation faudra attendre de dépasser ce village en continuant à gravir encore une centaine de mètres sinon plus puis, que du maquis et un sentier très bien entretenu. A Gattières, nous rencontrons Philippe, un parapentiste que je connais de vue et qui dit me connaître à travers mon site Parapente passion 06 où il suit mes échappées randovol. Il était équipé d'un gros sac qui contenait son aile Ion et sa sellette Cocon. Du coup, nous faisons le chemin ensemble jusqu'au décollage du Baou. Nous lui laissons la place pour qu'il décolle le premier car il doit en fait retourner d'où il avait décollé à Tourrettes sur Loup. Il nous a expliqué qu'il n'avait pas réussi à reprendre de l'altitude sur le Baou de la Gaude pour terminer son cross et avait dû poser plus bas. Il va tenter une nouvelle fois, à se faire un plein de gaz pour repartir vers Tourrettes. Nous lui souhaitons bon vol. Nous l'avons regardé un temps avec l'espoir qu'il réussisse à s'élever dans le ciel puis nous nous installons à notre tour. Je prépare mon aile et m'installe dans la sellette pour être prêt à voler sauf, que j'aimerai que nous puissions voler ensemble. L'espace étant assez exigüe pour étaler deux ailes, je lui laisse ma place pour qu'il puisse se préparer à son tour. Quant à moi, je place mon aile au sommet de la pente en essayant de recréer une corolle pour faciliter le gonflage car si le déco était bien alimenté quand nous étions arrivé, il le devient de moins en moins par le soleil qui tourne en Sud-Ouest. J'attends que Maxime soit prêt et j'envoie le levée d'aile. C'est assez faible comme gonflage et du coup je n'arrive pas à voir la totalité de l'ensemble du cône de suspentage. L'aile au-dessus de ma tête, la temporisation ne peut se faire correctement par une aile peu solide et surtout le bout d'aile droit pas entièrement déplié. Je me retourne tout de même face à la pente pour enclencher dans le mouvement la course d'envol avec appuis sur la ventrale. Je me sens déporté vers la droite et de ce fait je corrige la trajectoire au frein et aux appuis tout en étant debout. Je décolle mais mon aile garde la tendance à aller vers la droite. Je lève les yeux du côté droit et je vois une grosse brindille coincée dans les suspentes, modifiant de manière assez conséquente le profil droit de mon bout d'aile. Je comprends aussitôt la raison de cette glisse vers la droite. J'aurai pu stopper encore l'envol mais avec trop de complications par la suite pour extraire des buissons. Pour moi, ce type de décision était bien trop tardive. Délibérément, j'accepte de continuer ce départ de vol dans ces conditions-là, avec comme seconde option de faire les manœuvres nécessaires pour déverrouiller le côté droit de mon aile par des actions sur les suspentes incriminées. Mon idée d'agir sur le frein droit ne fut pas une bonne idée car j'étais encore trop près du relief ce qui me vaut le risque de retoucher le sol alors que je suis en vol. Je lâche cette idée pour m'écarter du relief. Pour cela, je dois piloter mon aile en compensant au frein et à la sellette, la dérive afin de garder un cap d'éloignement. Une fois fait, je reviens sur les suspentes incriminées et la brindille de bois. Les actions sur le frein, ne sont pas efficaces du fait qu'elles restent tendues donc la libération des clés maintenues par la brindille ne peut s'opérer. Il me vient l'idée de faire les oreilles. Ce type de modification du profil d'aile va forcément détendre complètement les suspentes concernées et normalement, cette action devrait avoir un effet bénéfique. Bingo, le profil de mon aile sur son côté droit redevient normal. Mon aile a retrouvé un vol normal bien que la brindille est toujours prise dans les suspentes mais elle ne change en rien le comportement de mon aile. J'essaye encore quelques petites manœuvres sans pour autant la libérer en l'air. Je finis par abandonner et profiter enfin de mon vol. Je ne m'aventure pas à aller jusqu'au village de Gattières pour préférer anticiper un peu la traversée du var avec une marge conséquente d'autant que j'avais perdu tout de même pas mal de gaz. Je guettais le décollage de mon ami maxime ... je me posais des questions car il tardait à prendre l'air. Il me dira par la suite qu'il a raté son premier décollage et du coup il avait dû réinstaller son aile avant la deuxième tentative. C'est quand je suis en milieu de vallée que je vois une aile blanche qui venait juste d'être en vol. Ouf, suis rassuré pour lui aussi. En l'air, on sent une brise soutenu qui vient de Sud-est mais quand j'approche au terrain pour préparer mon atterrissage, l'aérologie n'est plus cela, et je vérifie que la brisette ne soit pas descendante. La finale se passe finalement avec une toute petite brisette de Sud. La brindille saute quand mon aile n'est plus tendue. La garce m'a accompagné jusqu'au bout de l'aile et du vol. Maxime pose sans encombre aussi. Tous deux avions la banane ... c'est parfait. Je peux lui raconter mes déboires quand il me dit qu'il ne comprenait pas que mon aile avait une forme bizarre et que mon style de pilotage était avec un bras tendu à droite et un corps qui penchait à gauche .... une explication nécessaire et un rappel de sa part qui me dit "on en vérifie jamais assez ..."


Vue imprenable du décollage




06.01.2019 - Mont Bergiorin


La journée est annoncée belle en terme de météorologie mais avec un peu de vent. Un peu trop pour être sûr de pouvoir voler. Du Nord-Ouest est annoncé d'un bon 25km/h entre 2000 et 3000 m d'altitude mais on sait bien qu'en montagne il y a de fortes chances que ce soit plus. Ceci fait hésiter de partir en montagne pour faire un randovol mais finalement, nous nous motivons Henri, Maurice et moi à bouger quand même. Avec du Nord-Ouest de prévu, c'est le Mont Bertrand qui est notre sommet élu. 8h du matin, nous partons du Bar des Sport notre QG pour la Baisse d'Ugail. On y va en voiture en passant par La Brigue, puis Morignole. La voiture déposée, on s'équipe chacun de bâtons de marche pour démarrer ma rando. Sur le dos, notre sac sellette réversible avec l'aile dedans et une paire de crampons que l'on se servira très probablement en approche du sommet du Mont Bertrand qui culmine à 2482m d'altitude. En effet, on s'attend à rencontrer de la neige verglacée par manque de neige fraîche mais aussi balayée par le vent et transformée par ces dernières journées ensoleillées. C'est Henri qui ouvre la marche suivi de Maurice et comme à mes habitudes de ces dernières années, je ferme la marche afin de progresser à mon rythme. Le temps où j'étais toujours devant n'est plus et je dois faire avec. L'itinéraire en ses deux tiers ne nous posent pas problème pour avancer vers le Mont Bertrand, pas de neige ou très peu par contre, ça se complique dans le dernier tiers. La neige recouvre la totalité du sol. Au début, l'on s'enfonce allègrement jusqu'à mi-mollets et parfois même jusqu'aux genoux puis au fur et à mesure que l'on grimpe la neige se durcit, on s'enfonce moins et à un moment donné, les crampons se font sentir nécessaires. Nous les mettons avant qu'ils deviennent incontournables pour ne pas glisser et se risquer à l'accident. Crampons chaussés, nous sommes rassurés que la glisse n'est plus pour nous. Il faut faire attention de marcher correctement avec au risque d'accrocher le bas du pantalon voire se blesser la partie basse de la jambe. C'est d'ailleurs ce qui m'est arrivé ... un petit trou bien visible au niveau mollet face interne et très probablement une blessure vu le ressenti que j'en ai. Je perds de la distance par rapport à mes amis de rando. Henri toujours devant avance avec une certaine aisance qui me rendrait presqu'envieux, et Maurice qui suit plus régulièrement que moi. Je suis en peine mais je continue à avancer. Si l'on sentait un peu de vent dès le départ, ici le peu est devenu beaucoup. Nous ressentons un vent relativement fort entrecoupé de rafales très toniques qui peuvent par moment déséquilibrer un homme qui n'a pas de bons appuis. Il fait froid, le vent le renforce .... il reste deux bosses à passer et je continue un peu au mental d'autant que l'on sait que le retour ne se fera pas par les airs. Henri atteint le sommet, Maurice doit encore avaler des dizaines de mètres pour le rejoindre. Pour moi l'effort doit encore durer au moins sur 300 mètres. Quand j'arrive au sommet, je me sens fatigué mais heureux d'avoir atteint l'objectif. Ce sera sans la récompense qu'est l'envol. Le sommet est balayé par le vent. Il fait froid ... on prend tout de même le temps d'observer les différents horizons du Mont Viso à la mer, d'Est en Ouest pas un nuage ne se montre. La mer au loin reflète comme un miroir. Le Mont Viso jaillit de l'horizon. Nous prenons quelques photos de ce fabuleux décor et de notre présence sur ce sommet sans oublier de se désaltérer puis nous devons repartir à sens inverse, à pieds. La descente est plus rapide. La perception du vent se fait moins sentir au point que même on se pose la question s'il n'avait pas fallu attendre un peu .... serions-nous sous le vent du relief avec un vent qui aurait changé de direction ? rien n'est certain. De toute façon nous n'avions pas le temps d'attendre nous étions pris par le temps, Maurice a un impératif: il travaille. Henri me propose un deal ! Maurice ramène la voiture au bar des sports et nous, nous continuons la rando en passant par le Mont Bergiorin. Si l'aérologie est favorable on décolle de ce sommet et si décollage impossible, on rentre à pieds jusqu'à Tende en dévalant ce relief. Pour atteindre ce sommet du Bergiorin, j'en ai bavé par un état de fatigue avancé (j'avais pas assez pris d'eau et donc mal hydraté) mais je n'ai pas le choix d'avancer. Deux gros raidillons sont à gravir et le dernier présente une langue enneigée. Henri avait gardé les crampons alors que moi, je les avais rangé dans le coffre de la voiture avant que Maurice retourne sur Tende avec mon véhicule. Là, je suis mal si la neige est verglacée ... ouf, la neige est molle !! Rassuré, je continue la montée et comme toute chose a une fin, nous arrivons enfin sur le sommet du Bergiorin. Eureka, absence de vent. Juste une très légère brisette arrière au décollage. Il faudra assurer un peu de course pour décoller mais ça devrait faire. Henri, indique qu'il faut se presser un peu pour profiter de la présence du soleil. Si on ne décolle pas avant qu'il bascule derrière le relief, ce sera très compromis de décoller avec le renfort d'une brise de terre descendante. On ne traine pas, Chacun de nous trouvons sa place pour étaler sa voile. On ne se voit plus, mais on se parle pour s'assurer que tout va bien pour l'un et pour l'autre. Je suis prêt, dans la sellette, le bord d'attaque bien ouvert en forme de corolle. Je me dis que je n'ai plus qu'à faire une action sur les élévateurs avant en me propulsant vers l'avant pour que l'aile monte. Elévateurs en main ... "C'est bon pour toi Henri, tu es oK ?" Henri acquiesce. Je déclenche l'envol bien concentré et déterminé. Petite temporisation pour assurer la montée de l'aile au-dessus de ma tête et j'accélère ma course. Je dois courir et hop, je suis pris en charge par mon aile. Je vole et m'écarte du relief. Mon réflexe et de vérifier la position d'Henri et où il en est dans sa phase d'envol. Je vois instantanément, une aile qui se lève et le pilote qui court. L'aile reste un moment molle, puis la rupture de pente aide l'aile à se solidifier, l prise en charge du pilote est effective. Henri vole. Un cri de joie ou de soulagement je ne sais pas, les deux peut-être pour les deux pilotes que nous sommes en train de voler par un vol presqu'inespéré. Je bascule dans la vallée de la Pia en survolant la crête. Henri est plus haut que moi et contourne le relief dans sa face Sud. Ne sachant pas comme l'aérologie s'anime du côté de Cagnourine, je rejoins le déco pour jeter un œil sur les deux biroutes. Il y a une brise qui remonte de la vallée. C'est tout bon, on peut même poser sur les planches de Cagnourine mais après il faudrait que je redescende à pieds et je n'ai pas envie. Mon idée est d'aller poser sur l'ancien terrain de football. Au-dessus de la vallée de la Pia, en approche au terrain, je sens une brise qui vient du village. De ce fait, je me présente en amont du terrain pour y faire ma perte d'altitude sauf qu'en basse couche et je ne 'en aperçois que trop tardivement, la brise descend. Je pose sur le terrain vitesse grand V. le sol est trempé avec présente de plaques verglacée. Je garde de la vitesse en approche du sol pour freiner énergiquement à 1 mètre du sol et je m'apprête à courir comme un lapin. Ouf, je ne me casse pas la figure ni glisse sur la glace... j'ai du bol j'aurai pu me faire mal. Mon aile me dépasse et tombe sur le sol et sur des zones immergées. Elle prend un peu d'eau et se salit de boue. Nettoyage et séchage à prodiguer impérativement. Henri lui, pose sur un terrain plus en aval un peu plus propre avec un terrain plus herbeux mais la boue est tout de même présente ... on ne va pas se plaindre, nous sommes contents et on se congratule comme il se doit pour manifester notre joie d'avoir fait une super rando avec deux sommets qui s'est clôturé tout de même par un vol si petit soit-il. On a fini au bar .... des sports. Coup à boire offert par notre ami Maurice. Au prochain randovol en montagne pour garder tant bien que mal la forme physique !






04.01.2019 - Roquebrune Cap Martin


C'est ma première sortie vol libre de l'année 2019 et elle commence par un randovol à Roquebrune Cap Martin avec mon ami Alex Dordor. Nous démarrons la randonnée à partir de l'arrêt Navette qui se trouve près de la plage vers les 10h30. Le ciel est bien bleu et le vent ne semble pas contrarier la journée de vol libre sur la côte. Nous montons à un rythme tranquille en passant par le village de Roquebrune. Je suis étonné de voir que ma condition physique s'est sensiblement amélioree et cela m'encourage à continuer dans cette voie sportive pour encore mieux me déplacer sac au dos et dans les reliefs montagnards. Apres le col La Coupière, nous prenons la piste qui mène vers le Mont Gros. Sur ce trajet, nous sentons du vent qui nous dit que la masse d'air est plus dynamique qu'en bord de mer. A la radio, qu'Alex a allumé pour prendre les infos de la balise du Mont Gros, on entend parler Jean-Michel Magne qui annonce de sous son aéronef, que l'Est s'est levé et qu'au large, la mer frissonne de quelques écumes. Sur ce site, si l'Est se lève vraiment il vaut mieux rester au sol car généralement, celui-ci forcit rapidement et peut empêcher nos ailes de rentrer à la plage de Cabbé. Nous continuons notre rando jusqu'à atteindre le sommet du Mont Gros où se trouvent plusieurs pilotes de parapente et quelques ailes déployées, prêtes à décoller. Salutations faites et bons voeux aux amis, je me prépare tout en séchant un peu de ma transpiration. Alex, lui, papote avec ses copains. En attendant, je démêle le cône de suspentage, j'enfile la sellette, je prends mon aile en boule, je me place au milieu du décollage pour décoller en direction de Menton (en Est), je lève mon aile une première fois, puis une deuxième fois et je finis par décoller. C'est parti .... je vole enfin ! Ca tient du côté Est et ça monte même si je me montre un peu agile dans cette masse d'air porteuse et quelque peu dynamique. Je lève les yeux et je vois des ailes beaucoup plus haut que moi. Ce sont des ailes beaucoup plus performantes que mon aile montagne, les pilotes sont dans un cocon. Moi, je suis light et ça me va bien mais je n'ai pas la prétention de chercher à les rejoindre. Je me contente juste à surfer dans cette masse d'air et à enrouler les quelques ascendances que je rencontre, que je cherche quand je change de zone. J'arrive à me hisser plus haut que le décollage et cela me suffit amplement. Finalement, je finis par m'écarter du Mont Gros en prenant la direction du Large marin puis vers le cap. Je teste l'accélo qui me cause problème pour l'enfoncer. J'ai énormément de mal à enfoncer le barreau. Je pense que mon accélo est mal monter, je me dois de remédier à cela. Il me faudra prendre le temps pour ça. Quand je reviens vers la plage c'est pour y faire ma perte d'altitude puis pour l'ajuster afin de me préparer à aligner la plage en vue de poser. Posé fait, tout en douceur en direction Est. Ma virée vol libre vient de se terminer sur la plage de Cabbé alors que mon ami Alex fait durer son plaisir en exploitant la moindre ascendance.




Les randovols en 2019 continuent à faire bouger !




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